mardi 2 juin 2015

David Bowie - A Better Future (Remix by Air)

Pochette de Heathen (David Bowie, 2002)
 
  Après vous avoir parlé d'une incursion réussie de Bowie dans l'électronique, permettez-moi de vous présenter une incursion de l'électronique dans Bowie.
  Blague à part, je vais vous parler du remix par Air de la chanson de David Bowie "A Better Future" sortie en 2002 sur l'album Heathen.
 
  Bon, je ne vais pas vous faire l'affront de vous présenter Bowie, génie absolu de la musique pop. Par contre, pour ceux qui sont passés à côté de Air, il vous faudra peut-être revenir sur vos écoutes. Car il s'agit bien d'un des groupes majeurs de ces 25 dernières années. Leur musique, entre Gainsbourg, ambient, électronique façon Kraftwerk ou de Roubaix et les orchestrations qui n'ont pas à rougir pas devant une BO de Morricone, est d'une richesse et d'une finesse inouïe.


Le groupe Air
 
  Air, alors au sommet après la sortie de chefs-d'œuvre comme Moon SafariVirgin Suicides et 10 000 Hz Legend, ont participé aux bonus de l'album Heathen de Bowie en le gratifiant d'un remix de leur cru. Autant le dire tout de suite, la version de Air est le meilleur bonus de ce disque (et sûrement un des meilleurs remixes que je connaisse) et, malgré toute mon admiration pour Bowie, explose largement l'originale. Cette dernière est une agréable chanson pop rythmée et parsemée d'électronique.
 
  Le remix, quand à lui, est intense. Sur un fond musical électronique, froid et clinique (inquiétant aussi) la voix de Bowie se fait plus grave, rehaussée par moments d'un vocodeur distillant là aussi très bien une atmosphère inquiétante. Les chœurs et la voix sont merveilleusement mis en valeur, l'ambiance est paranoïaque, on croirait la BO d'un film de SF en pleine dystopie. Alors que Bowie implore, se désespère, se lamente, la musique s'intensifie.
 
  Des moments d'accalmie surviennent quand une orchestration plus organique fait son apparition et permettent de dynamiser ce remix et de le propulser vers les sommets, jusqu'à un solo de guitare final au son typique de Air qui va achever ce remix en beauté.
 
Magnifique.
 
 
Merci pour votre lecture et vos commentaires et à bientôt !
 
Alex
 

lundi 1 juin 2015

David Bowie - Earthling (1997)



  Pour continuer sur ma lancée d’albums mésestimés par le public et/ou la critique, je vais m’attarder sur un des meilleurs Bowie post Let’s Dance, c'est-à-dire Earthling, sorti en 1997. Un des meilleurs car un sur lesquels le Bowie sera musicalement plus inventif que sur presque toutes les autres sorties discographiques depuis Scary Monsters jusqu’à présent.

  Pour cela, il suffit juste de mettre le disque et d’écouter la première chanson, « Little Wonder ». Et là vous vous rendez compte que Bowie fait de la jungle (pour les néophytes c’est un sous genre de musique électronique essentiellement britannique qui se base entre autres sur un rythme très agressif et à haut nombre de bpm. Ce que vous entendez en début de chanson en fait). De la jungle, décidemment Bowie est en plein dans son temps et a complètement embrassé les nineties électroniques.
 
Bowie et son look de l'époque

  Mais une objection peut rapidement venir. Premièrement, on peut dire que Bowie se contente alors de prendre le train en marche, alors qu’il nous a plutôt habitué à avoir dix ou vingt ans d’avance sur la muique de son époque. Cette démarche peut même être qualifiée d’opportunisme.  Ceci est presque faux pour plusieurs raisons, et je vais m’expliquer. Bowie a presque toujours su habilement marier l’avant gardisme parfois extrême de ses contemporains avec la pop la plus accessible voire la plus « commerciale » de l’époque. Il n’a pas non plus inventé le kraut, mais a su habilement en retirer des éléments pour quasiment créer le post punk (avec Eno et les autres), alors que le punk n’existait pas encore. Et c’est là que réside son génie, dans cette réappropriation d’une façon très personnelle de l’œuvre des autres.

  C’est exactement ce qu’il fait sur « Little Wonder ». En effet, il marie la (brit)pop la plus accrocheuse de l’époque avec les sons et les rythmes de la jungle et du big beat, de l’indus, des éléments de noise, et tout cela sur plus de 6 min composées d’une main de maître. L’architecture du morceau est du grand Bowie, et l’interprétation est parfaite. Ce morceau est un vrai chef-d’œuvre, peu de mariages entre pop, noise et électronique me semblent aussi réussis.

  Pour tout cela, ce morceau et l’album sont de grandes réussites. Bowie peut faire écouter de la pop aux plus extrémistes des fans d’électronique de l’époque et de l’électronique aux lads qui ne jurent que par le rock et la britpop.
 
Dossier de presse US de l'album
 

  Et l’album est à l’avenant de la petite merveille initiale. En effet, qu’on parle de la géniale « Looking For Satellites », midtempo entre Eno, Doors hallucinés, électronique et guitare démentielle, ou de «Battle For Britain (The Letter)», chanson plus rock et plus classique de Bowie sur un beat assez jungle aussi, on se retrouve avec des morceaux d’une qualité rarement égalée, et uniques sur le plan sonore. Encore une fois le mariage de la pop et de l’électronique de la composition à la mise en son est une vraie merveille. Et les idées d’arrangement son merveilleuses, comme le piano free à la fin de « Battle… ».

  « Seven Years In Tibet », downtempo redoutable, fait penser à un croisement entre Nine Inch Nails et ce que Damon Albarn fera cinq à dix ans plus tard avec Blur, en solo ou avec ses projets Gorillaz et world. Ces claviers, ce chant mélancolique, ce mariage de musiques traditionnelles, de pop de rock et d’électronique…  Encore un morceau parfait.
 
La tenue de la mythique pochette
 

  « Dead Man Walking » est, elle, partagée entre couplets franchement électroniques, refrains rock, avec ce piano free qui survole l’ensemble. C’est un excellent morceau, et même si il me touche moins que les quatre premiers, il dégage une énergie folle, avec ce beat irrésistible et ces chœurs diaboliques.

  « Telling Lies » est plus difficile d’accès, plus décousue en apparence et constituée d’un mur de son assez difficile à appréhender au début, et on peut considérer qu’avec « The Last Thing You Should Do », un peu dans la même veine avec un côté crooner pop en plus, elle fait partie de la partie la plus expérimentale de l’album. Moins attachantes car moins pop mais très intéressantes par leur aspect plus radical, ces chansons sont cependant plus bancales (on a du mal à suivre les morceaux, étant « composés » d’une façon moins classique). Mais ils constituent une excellente transition avant le très Nine Inch Nails « I’m Afraid Of Americans », très indus ainsi que sa suite « Law (Earthling On Fire) », assez inclassable entre indus, Bowie période Eno et rock vicieux.
 
Earthling en live
 
  Cet album possède une cohérence inattaquable (du son aux thématiques britanniques visible de la pochette l’album aux titres des chansons aux styles musicaux), de grands morceaux, un parti pris expérimental réussi de main de maître grâce à des compositions pop ayant complètement assimilé des décennies de musiques électroniques, world,…. Bref, on peut parler franchement de chef-d’œuvre. Bowie s’est trouvé une nouvelle incarnation pour ces années 90-2000, celle d’un musicien qui jongle habilement entre mainstream et underground, conscient de son héritage mais avec encore l’envie d’en découdre. Sa présence sur la scène pop, entre fantôme inévitable mais inaccessible et retours fracassants, sera à l’image de ce disque. Toujours singulière, toujours un peu en marge mais attirant toujours la lumière.

Fans de Bowie ou non, écoutez cet album qu’on ne cite pas assez souvent !
 
Verso de pochette & Tracklisting
 
Merci pour votre lecture et pour vos commentaires !
 
Alex
 

 

jeudi 28 mai 2015

Snoop Dogg - Bush (2015)


  Nous allons parler d'un disque tout beau tout frais, sorti ce mois-ci (mai 2015), et dont les auteurs vous sont peut-être familiers. En effet, il s'agit d'un disque de Snoop Dogg, produit par Pharrell Williams (et en partie avec l'aide de Chad Hugo, soit la moitié de Pharrell au sein des Neptunes).
  On note aussi la participation de Stevie Wonder à l'harmonica et aux chœurs notamment, de Charlie Wilson (ex-leader du Gap Band et chanteur de rnb, collaborateur entre autres de Kanye West), ainsi que les rappers TI, Kendrick Lamar et Rick Ross.
  Si j'ai passé autant de temps à vous parler du casting, c'est que c'est ce qui fait à la fois la force de cet album fort réussi, mais aussi sa faiblesse. Je m'explique. Snoop et Pharrell ont déjà collaboré par le passé. Notamment sur des titres comme Beautiful, Let's Get Blown, et Drop It Like It's Hot. Ces collaborations étant foncièrement très bonnes, on attendait depuis longtemps une éventuelle collaboration des deux hommes sur un format plus long.

  Cependant, entre temps les deux hommes ont vieilli, et peut-être un peu perdu en audace musicalement. Pharrell a trouvé sa zone de confort et n'en sort plus trop, ce qui est un immense gâchis même si le résultat reste à la hauteur. Snoop a tenté peut-être un peu trop de son côté, quitte à se fourvoyer dans des featurings très oubliables et des projets ratés et bâclés (le projet Snoop Lion avait du potentiel aurait pu être bon et non pas insipide avec plus d'application).

  Ce qui en ressort, c'est que ces deux hommes très expérimentés font ce qu'ils savent faire de mieux, et rien de plus. C'est bête à dire, mais on est là en présence d'un album de Snoop produit par Pharrell, et qui sonne exactement comme vous vous y attendez. Ce qui n'est pas une mauvaise chose en fois, l'album est bon, solide, cohérent. Manque juste une touche de folie, un peu de piment qui aurait pu venir d'une de prise de risque plus grande.

  Une fois qu'on a accepté cela, on peut se lancer sereinement dans une analyse plus précise du contenu de l'album.



   On commence par du très bon. "California Roll", une ode à la Californie qui porte à la fois la marque de Pharrell et de Stevie Wonder invité ici. Snoop est à la fois bien intégré et un peu exclu, ce qui est assez symptomatique de l'album en général. Il chante ici plus qu'il ne rappe, ce qui est aussi assez constant sur tout le LP. Le petit bémol c'est que sa voix est trafiquée (souvent de la même façon, ce qui diminue un peu l'efficacité et la variété du chant), et pas plus mise en avant que ça (il chante à peu près autant que Pharrell ici). On ne peut donc pas parler d'un morceau de Snoop Dogg ni même d'une collaboration, ça sonne vraiment comme un Pharrell avec Snoop invité dessus. Ceci dit, là encore ce n'est pas un problème en soi, c'est juste déstabilisant s'agissant quand même de l'album de Snoop.
  Ceci mis à part, cette chanson est excellente. Elle prend le temps de se développer, avec une ambiance laid-back très californienne, et correspond très bien aux qualités des différents protagonistes, qui transforment ce morceau de soul-funk downtempo en petit bijou. De façon assez maline, il sonne à la fois moderne (mise en son hiphop/rnb) et vintage (hommages aux maîtres du genre dans les sons utilisés, présence de Stevie Wonder). Un très très bon départ, et un des meilleurs morceaux du LP.
  Vient ensuite "This City", plus originale car très influencée par des sons house, et tirant le meilleur parti de sons "type TR-808", comme une bonne partie de l'album d'ailleurs. Un très bon morceau qui montre que malgré ce que j'ai annoncé plus tôt, il existe bien des moments plus créatifs sur cet album.
   En plus funk, mais un peu dans la même veine, se situe "R U A Freak", la chanson suivante. L'ambiance nocturne et cotonneuse est rendue à merveille, Snoop assure avec sa nonchalance habituelle si addictive et unique. Encore un très bon morceau.
 
  Vient ensuite "Awake", excellent petit single de funk autotuné. La basse de ce morceau est mortelle et porte le tout avec brio. Les chœurs et la production de Pharrell sont au top (guitares, rythmique, claviers...), et la voix de Snoop enveloppe le morceau et joue son rôle de lead à merveille.
  Puis viennent les deux énormes tubes du disque, "So Many Pros" et son clip entre pulp fiction et blaxploitation, très bien foutu, et "Peaches N Cream" et son clip... Très personnel. Dans une veine électro-funk rnb, et avec la complicité de Charlie Wilson, le duo parvient à égaler les sommets de l'indispensable projet 7 Days Of Funk (Snoopzilla & Dâm-Funk, 2013). Excellent cœur d'album.
 


  Puis vient le morceau "Edibles", avec T.I., qui s'avère très sympathique quoique moins consistante que les morceaux précédents. Petite baisse de régime. Confirmée par le rnb moins inspiré de "I Knew That" et "Run Away" là encore très agréables, avec d'excellents passages, et pleines de qualités, mais moins percutantes que le reste. 
  Et enfin, "I'm Ya Dogg", clou de l'album. On retourne à de l'électrofunk là encore plus proche du travail de Dâm-Funk pour 7 Days Of Funk. Le morceau est vraiment bon, il manque un petit grain de folie pour décoller totalement, mais les invités (Rick Ross et Kendrick Lamar), font le job avec talent et le morceau conclut très honorablement cet album très réussi.
 Pour conclure, l'album n'est pas un chef-d'oeuvre absolu, mais le fruit de la collaboration Calvin Broadus Jr - Pharrell Williams a accouché d'un disque très très réussi, habile synthèse de nostalgie seventies / eighties (clins d'œil à George Clinton & Co), et de modernité tubesque. Un des meilleurs de Snoop récemment, et une des meilleures choses qu'ait faites Pharrell ces derniers temps aussi. Bref, on très bon bilan et un disque qui mérite amplement de recevoir un succès à la fois public critique et commercial, et qui fera du bien sur vos platines, dans vos casques et sur les ondes cet été.
Tracklist & Featurings


Merci à tous pour votre lecture et vos commentaires, n'hésitez pas à donner votre ressenti sur l'album ou la chronique, et à bientôt !


Alex









dimanche 24 mai 2015

Sonic Youth - Computer Age (reprise de Neil Young)

 
 
 
 
  Cette reprise du Loner par Sonic Youth est sortie en 1989 sur l'album The Bridge - A Tribute To Neil Young, un hommage du rock indé de l'époque au patron (avec notamment les Flaming Lips, Dinosaur Jr, Pixies, Nick Cave, et Sonic Youth, donc)
  On peut la retrouver sur des compilations ou bootlegs du groupes et en bonus sur certaines éditions de Daydream Nation.
 
 
 
  Parlons de la chanson maintenant. Autant l'originale de Young est un classique électropop (cf ma chronique récente de Trans, l'album dont elle est issue sorti en 1982), autant Sonic Youth ont choisi de la revisiter de façon rock. Sans doute en partie pour réhabiliter soit la chanson, soit l'album. Car cette reprise montre bien les qualités intrinsèques de l'écriture et de la composition de Trans, si décrié à tort. Je pense que même si l'on n'adhère pas forcément à la forme, c'est à dire au parti pris électronique de la mise en son de l'originale, on ne peut que s'incliner devant la qualité du fond, la structure et la composition du morceau.
 
  En cela les Sonic Youth ont réalisé un travail de reprise remarquable. Tous les ingrédients sont réunis : un original méconnu ou mésestimé, un changement de style musical pour la reprise, une interprétation parfaite, énergique à souhait et surtout conforme à l'identité sonique du groupe. Bref, une reprise parfaite. Sauf si vous n'aimez pas Sonic Youth, mais là je ne peux plus rien pour vous !
 
Merci aux lecteurs/lectrices et aux personnes laissant des commentaires
 
 
 
Alex
 
 

mercredi 20 mai 2015

Neil Young - Trans (1982)

 

  Je vais dans cet article poursuivre la veine entamée par ma chronique de l'album McCartney II, à savoir essayer de vous convaincre de (re)tendre une oreille à un des disques les plus mal-aimés de leurs auteurs respectifs. Pourquoi ?
 
  Car selon moi, loin d'être une bouse inaudible, comme vous le vendront la plupart des chroniqueurs (rock surtout), cet album est en réalité une petite pépite dans la discographie du Loner, et grâce à ses différences stylistiques avec le reste de son œuvre, peut même vous offrir une porte d'entrée sur la musique de Neil Young si vous y êtes allergiques.
 
 
Neil Young en live dans la tournée qui suivit Trans
 
  Mais tout d'abord, un peu de contexte. En 1982, Neil Young n'est pas au zénith artistiquement, ses derniers albums sont loin d'être ses plus inspirés, et cela se ressent au niveau commercial. De plus, il apprend que son fils qui vient juste de naître souffre d'une paralysie cérébrale, pathologie dont souffre déjà son fils aîné, et qui cause de gros problèmes de communication entre eux. Sur le plan personnel aussi, le Loner n'aura jamais aussi bien porté son surnom.
 
  Toute cette détresse paternelle accouchera d'un album, Trans, dont le thème principal est justement l'impossibilité de communiquer.
 
  Mais ce qui rend cet album si unique, outre le thème, c'est l'orientation électronique donnée à l'ensemble. En effet, Young s'appuie ici sur des synthétiseurs, des vocodeurs, de la talk box et des ambiances plus futuristes et plus froides que par le passé. On pense notamment à la batterie, très métronomique, qui malgré un son clinique et inquiétant est parfois presque dansante. Cela ne vous étonnera pas de penser à Moroder, Kraftwerk, Yellow Magic Orchestra ou même à du disco ou des groupes de synthpop de l'époque, en écoutant cet album.
 
 
Neil Young, Trans, en live
 
  Car le Loner a tout compris de la pop commerciale de l'époque et en connaît tous les ressorts. Il se permet de ressortir tous les gimmicks accrocheurs permis par ses nouvelles machines, mais avec son sens de la mélodie et une mélancolie qui empêche tout débordement hors de la zone du bon goût.
 
  On commence avec un procédé très prisé des musiciens qui changent de style de façon assez radicale : la première chanson qui correspond exactement à ce que l'artiste en question faisait précédemment, et que le public attend. Pour montrer que oui, l'artiste sait encore le faire, mais veut passer autre chose, et faire la transition avec le reste de l'album. Un autre exemple de ce que j'avance ? Ecoutez la première chanson du The Age of Adz de Sufjan Stevens. Même démarche.
 
  Cette première chanson, c'est "Little Thing Called Love", country-rock très popisée, qui ne présage en rien de la suite, hormis un détail : les chœurs du morceau rappellent le travail de Jeff Lynne sur The Move et surtout Electric Light Orchestra, et si je cite ce nom c'est parce que soniquement on entend beaucoup de similarités entre Trans et certains passages plus synthétiques des albums d'ELO. La chanson en elle-même ? Souvent décrite comme guimauve, en réalité une merveille de pop avec un gros côté glam et des allusions folk/country.
 
  Mais même si elle permet une certaine transition, elle ne prépare pas au choc de la deuxième piste...
 
 
Verso de pochette
 
 
  Car on attaque en effet le cœur électropop de l'album. Avec son chef-d'oeuvre "Computer Age". Rythmique froide, synthé à la Kraftwerk, guitares rock sales avec un rôle surtout rythmique, voix vocoderisées... Ce morceau est une merveille, du niveau du meilleur de Moroder. Et cette ambiance de dystopie à la Blade Runner évoquée par la sympathique pochette du disque s'installe à merveille. Et est confirmée par le paranoïaque "We R In Control", avec son vocoder inquiétant préfigurant le Daft Punk de Human After All, ses sons robotiques, son rythme haletant et ses guitares sales et vicieuses.
 
  Puis, une éclaircie, avec "Transformer Man" ,petite pépite d'électropop qui préfigure pas mal de chose en électropop. Et qui là encore rappelle beaucoup et pour notre plus grand plaisir le meilleur d'ELO. Mélodiquement c'est parfait, et l'émotion est rehaussée par la mise en son électronique d'une grande justesse. Pop song moderne et parfaite, qui n'a absolument pas vieillie, et 2e chef d'œuvre de l'album.
 
  On a ensuite "Computer Cowboy", plus dans la veine de "We R In Control", et un peu en-dessous en niveau qualité tout en restant très honorable. Suivie d'un "Hold On To Your Love" plus pop et très sympathique, avec de magnifiques chœurs glam, des claviers très inspirés, et une guitare discrète mais essentielle. Un superbe morceau.
 
 
Neil Young & Nils Lofgren, en live (1982)

 

   Puis vient le morceau de bravoure très Daft Punk avant l'heure, "Sample & Hold". Il associe avec brio rock (noise) et électro sur plus de 8 minutes. Young aurait gagné à incorporer quelques éléments en plus histoire de rendre le morceau plus varié, surtout vu la durée du morceau, mais il fonctionne très bien tel quel tout de même, et ce minimalisme volontaire fait aussi sa force. 3e tour de force.
 
  "Mr Soul" garde de son prédécesseur le minimaliste et la guitare limite noise. Avec une approche de la composition beaucoup plus rock et concise. Et amorce le morceau final "Like An Inca", ou le retour à une écriture complètement folk/rock. Et très inspirée, ce morceau est digne de figurer sur les meilleurs albums de Neil Young. Plus de 9 minutes de maestria, et notre 4e chef d'œuvre. Sur 9 titres, pas mal hein ? D'autant que je n'ai recensé aucun déchet ni remplissage.
 
 
 
  Bref, vous l'aurez compris, cet album est selon moi (et cela n'engage que moi) un incontournable de la discographie du Loner et un incontournable si vous vous intéressez au rock à la pop ou aux musiques électroniques. A réécouter sans préjugés si vous l'avez détesté à l'époque ou plus tard en faisant l'erreur de le comparer aux autres disques de Neil Young alors que stylistiquement ce n'est absolument pas comparable.
 
  On ne va pas se mentir, Neil Young n'a pas non plus inventé l'électro avec cet album, mais il a composé une petite perle et a su intégrer à son écriture une modernité hallucinante non seulement pour l'époque mais aussi dans l'absolu (cet album a peu vieilli d'un point de vue son, il a même pris du cachet, et certaines idées annoncent pas mal de groupes a venir). Peut-être même que quelques rockers puristes trouveront là une ouverture vers tout un pan de la pop électronique qu'ils ignorent à tort.

En un mot : chef-d'oeuvre sous-estimé !

Et si vous ne me croyez pas, une version acoustique vous convaincra :
Mr Soul

Pour finir et pour saisir le côté visionnaire de la tournée qui suivit, voici quelques extraits live de la tournée Trans (1982-83) :
Transformer Man
Sample And Hold
Computer Age
 
 

Tracklist 

 

Side one

  1. "Little Thing Called Love" – 3:13
  2. "Computer Age" – 5:24
  3. "We R in Control" – 3:31
  4. "Transformer Man" – 3:23
  5. "Computer Cowboy (aka Syscrusher)" – 4:13

Side two

  1. "Hold On to Your Love" – 3:28
  2. "Sample and Hold" – 5:09 (CD - 8:03)
  3. "Mr. Soul" – 3:19
  4. "Like an Inca" – 8:08 (CD - 9:46)
 
LINE-UP
 
 
Neil Young – guitar, bass, Synclavier, electric piano, vocal, Sennheiser Vocoder
Nils Lofgren – guitar, piano, organ, electric piano, Synclavier, vocal, Sennheiser Vocoder
Ben Keith – pedal steel guitar, slide guitar, vocal
Bruce Palmer – bass
Ralph Molina – drums, vocal
Joe Lala – percussion, vocal
Frank Sampedro – guitar, stringman
Billy Talbot – bass

 
N'hésitez pas à donner votre retour sur cet album ou cette chronique en dessous. Merci beaucoup à vous pour la lecture et les commentaires, en espérant que cet article vous ait été utile et/ou agréable.
 
 
Alex
 
 
 

samedi 16 mai 2015

Top Albums 2014 d'Alexandre

Le Top :
  Ce top ne prétend en aucun cas être objectif, exhaustif ou définitif. Il ne s'agit que de goûts personnels, à un instant t.
  J'espère que vous y trouverez quelques perles de cette riche années 2014 qui vous enchanteront autant qu'elle l'ont fait pour moi.
  Les descriptions sont brèves car j'ai déjà parlé de tous ces albums cette année quasiment, à vous de copier-coller leur nom dans la barre de recherche interne du blog si vous voulez en savoir plus ;)
Enjoy !


  Le patron de la soul du 21e siècle, c'est lui, sans aucun doute, et il revient nous le prouver avec cet album magnifique, d'une subtilité incroyable.


2 - Run The Jewels - RTJ2
Le coup de poing dans la face hiphop de l'année, cet album fait plus que confirmer tout le bien qu'on pensait du groupe.
 

3 - Real Estate - Atlas
  De la pop à guitare arrangée avec une orfèvrerie et une classe naturelle à couper le souffle. C'est plus qu'enchanteur, c'est de la beauté pure.


4 - Prince - Art Official Age
  Prince revient avec son meilleur album depuis longtemps, en forme, conquérant, dans l'air du temps.

 
 

5 - Apollo Brown - Thirty Eight  + Apollo Brown - Blasphemy
  Hip Hop respectivement instrumental et avec vocaux de haute volée, vous ne ressortirez pas indemne d'autant de classe.


6 - Metronomy - Love Letters
  Les Metronomy poursuivent leur route vers les étoiles en nous sortant un disque brillant, encore meilleur que le précédent, et se taillent une place parmi les groupes majeurs de l'histoire de la pop.


  La fusion de hiphop, de soul, d'électrofunk et de free-jazz est maîtrisée d'une main de maître pour cet album qui s'écoute comme un tout. Une œuvre accomplie qui présage de grandes choses.


8 - Damaged Bug - Hubba Bubba
  Si le leader des Oh Sees me sort du Eno couplé à du Silver Apples je dis amen.


9 - Sébastien Tellier - L'Aventura
  Mon barbu cosmique préféré sort son meilleur album, luxuriant, enchanteur... Beau !


10 -  Freddie Gibbs & Madlib - Pinata
  Le hiphop millésimé de ces deux-là ne donne pas dans les fioritures et s'avère aussi efficace que profond. Hats Off

11 - Christopher Owens - A New Testament
  Qu'il fasse de la pop ou de la pop déguisée en country, Owens reste un petit génie devant lequel je ne peux que m'incliner.


12 - Cloud Nothings - Here And Nowhere Else
  Comme du rock indé 90's sauf que le son est bon et qu'il n'y a pas un seul morceau qui soit en dessous de très très bon. Salvateur.


13 - Damon Albarn - Everyday Robots
  Le talent multifacette d'Albarn s'exprime ici dans des nuances de spleen grises et dépouillées, d'une beauté sans égale.


14 - Ariel Pink - Pom Pom
  C'est fou, c'est ludique, c'est surtout très très bien fait et exécuté. Je crie au génie.


15 - Sisyphus - Sisyphus
  Collaboration excellente entre la pop, l'électronique, le hiphop, Sufjan Stevens, Son Lux et Serengeti, qui débroussaille avec brio des chemins inexplorés.

 

16 - Ought - More Than Any Other Day + Once More With Feelings... EP
  Le groupe est hargneux et excellent et le chanteur a la voix de David Byrne, que vous faut-il de plus ?



17 - Parquet Courts - Sunbathing Animal + Content Nausea
  Punk et post-punk 2014, sans concessions et fuyant toutes les cages dans lesquelles on voudrait les enfermer.


18 - Ty Segall - Manipulator
  Ca donne ça, un classique du glam façon 2014.


19 - Julian Casablancas + The Voidz - Tyranny
  Casablancas a envie, Casablancas cherche, explore des contrées plus sombres et viciées musicalement, et Casablancas se rend indispensable pour la première fois depuis 2009.


20 - Iceage - Plowing Into The Field Of Love
  Transition artistique réalisée avec brio depuis le hardcore au post-punk déglingué façon Birthday Party meets Bryan Ferry.  


21 - Foxes In Fiction - Ontario Gothic
  De la pop céleste comme on en voudrait davantage.


22 - Chimurenga Renaissance - riZe vadZimu riZe
  Hiphop et traditions africaines modernisées par l'électroniques, font bon ménage.


23 - Stephen Malkmus & The Jicks - Wig Out At Jagbags
  Excellent, une grande œuvre de Malkmus.


24 - Sun Kil Moon - Benji
  Folk rèche et sincère. Très touchant. Johnny Cash rôde par ici.


25 - Pow! - Hi-Tech Boom
  C'est encore eux qui se décrivent mieux : synth-punk. Soit le croisement des Seeds et du garage sixties proto-punk avec des machines vicieuses. Le renouveau de Castle Face est là.


26 - Avi Buffalo - At Best Cuckhold
  On pense à tout un pan du folk rock (Neil Young, Gene Clark...) et de la pop (Elliott Smith, Girls...), soit les meilleurs, en écoutant ce disque magnifique.


27 - Temples - Sun Structures
  Psyché anglais mélodique et prometteur !


28 - Dorian Pimpernel - Allombon
  Moonshine pop française chantée en anglais, un vrai travail d'orfèvrerie.


29 - Woods - With Light And With Love
  Pop-folk lumineuse.


30 - Eugene MacGuiness - Chroma
  Après des albums moyennement convaincants, McGuiness nous sort enfin son magnum opus (pour l'instant). Pop orchestrée comme dans la fin des 60's, songwriting et interprétation de qualité, un grand album.


31 - Fat White Family - Champagne Holocaust
  Garage anglais anarcho déglingué capable d'accoucher de grandes chansons rocks ralenties et enfumées.


32 - The Sunshine Underground -The Sunshine Underground
  Le retour d'un excellent groupe de rock qui nous sort là le meilleur disque de synthpop de l'année.


33 - The Drums - Encyclopedia
  Pas à la hauteur d'un Portamento, car moins accrocheur et immédiat, mais quand même de la grande œuvre, et des singles ahurissants.


34 - Avey Tare Slasher Flicks - Enter the Slasher House
  Une belle réinvention du leader d'Animal Collective en combo pop 80's sautillante et un brin dérangée.


35 - Andrew Bird - Things Are Really Great Here, Sort Of...
  Country minimaliste dépressive qui accompagne à merveille les jours les plus radieux et ceux où ça va moins bien.


36 - Perfect Pussy - Say Yes To Love
  Punk féminin d'une efficacité redoutable.


37 - Detroit Swindle - Boxed Out
  Le grand album de house de l'année.


38 - Mac Demarco - Salad Days
  Surf-pop déglinguée mais jouissive.


39 - Spoon -They Want My Soul
   Tellement bon disque de pop qu'on dirait un McCartney ou un Jeff Lynne.


40 - The Black Keys - Turn Blue
  Les Black Keys se réinventent eux aussi avec courage et inventivité. Un très bon disque pop rock moderne.


41 - Hospitality - Trouble
  Post-punk porté par le charisme à toute épreuve de la chanteuse et les mélodies douces-amères du groupe.


42 - DJ Quik - The Midnight Life
  Tout est résumé dans l'intro. Deux types discutent de façon très laudative de Quik, de sa sagacité quand il s'agit de hiphop. L'un d'eux l'appelle et lui demande ce dont le hiphop a besoin pour se renouveler et être aussi créatif qu'avant. L'homme répond "un banjo". Les deux autres se moquent de lui. Puis démarre un instrumental dingue à base... de banjo.


43 - The Black Lips - Underneath The Rainbow
  Pop-punk toujours aussi accrocheuse. Talentueux ces branleurs.


44 - SBTRKT -Wonder Where We Land
  Il y a des choses magnifiques dans cet album, où electro, pop, dub, rnb et hiphop se mêlent dans une musique cotonneuse et enveloppante.


45 - Thee Oh Sees - Drop
  Encore une excellente livraison garage des Oh Sees.



46 - Brian Eno & Karl Hyde - High Life + Someday World
  Le grand retour à la pop de sieur Eno. Ces albums créatifs et débordants d'idées et d'énergie sont de vrais bonheurs.


47 - François & The Atlas Moutains - Piano Ombre
  De la chanson française avec un groupe d'envergure internationale tant en termes de qualité que d'exportabilité. Un petit bijou de poésie.


48 - The Ghost of a Saber Tooth Tiger - Midnight Sun
  Sean Lennon a trouvé son créneau : la pop psyché post-The United States Of America. Et il excelle là-dedans.


49 - The Flaming Lips - 7 Skies H3
  Quasiment uniquement instrumental et très trippant, la livraison des Lips évoque le Floyd le plus expérimental et progressif dans ses envolées épiques et ses morceaux fleuves qui malgré un son impressionnant savent rester mélodiques.


50 - Christophe - Intime
  Une magnifique preuve de plus que Christophe est doué d'une sensibilité et d'un talent sans égal.


51 - Aphex Twin - Syro
  Une bonne livraison du maître de l'IDM, qui semble comme sorti de sa torpeur.


52 - Alex G - DSU
  De la pop indé comme on en faisait dans les 90's. On pense à Beck, Pavement et Elliott Smith surtout. Très très bon.


53 - The Klaxons - Love Frequencies
  Ils ont utilisé les sons les plus pourris passant à la radio ces dernières années, EDM, rnb commercial... Les ont mixé avec des sons plus Klaxons, plus agressifs... Et ça a donné ce petit bijou à la limite entre le génie et le plaisir coupable. Tout est toujours borderline ici. Cependant on ressort après plusieurs écoutes addictives conquis et sans aucun doute : ils ont fait de l'or avec de la boue.


54 - Electric Würms - Musik, Die Schwer Zu Twerk
  Lips, acte 2. Cette fois-ci il s'agit d'un projet parallèle piloté par Drozd plutôt que Coyne. Musicalement, on navigue entre ambiant, électronique baveuse, prog, krautrock et psyché psychotique. Des moments de grâce côtoient des transes incroyables et de l'ambiant très sombre, le tout avec beaucoup d'homogénéité. Très bon !  


55 - The Horrors - Luminous
   Ce disque finement ciselé est moins accessible que les précédents Horrors, mais toujours aussi intéressant. Il prend le temps de développer chaque idée musicale de la façon la plus complète possible. La beauté de la lenteur, en somme.


56 - Alain Souchon & Laurent Voulzy - Alain Souchon & Laurent Voulzy
  Evènement discographique, la réunion sur disque des deux compère, annoncée depuis des décennies, est là. En fait ça sonne surtout comme un album de Voulzy... Et c'est donc excellentissime.


57 - TRAAMS - Cissa
  Pop-punk comme en faisaient les Strokes, tout à l'énergie et très mélodique.


58 - The War On Drugs - Lost In The Dream
  Folk eighties à la Springsteen, voire U2, post - Arcade Fire. Sans les synthés dégueu de Born In The USA, et avec des morceaux épiques très bien foutus.


59 - St Vincent - St Vincent
  Pas assez écoutée pour pouvoir la classer plus haut, mais cet album est une bombe électro-pop / funk / rock...


60 - Foxygen - ...And Star Power
  Album bancal s'il en est, bruitiste et truffé de morceaux juste pour le remplissage, mais qui contient suffisamment de moments de grâce ultime pour m'émouvoir (La mélodie de Star Power I : Overture, les morceaux  "à la Rundgren", les moments de folie comme l'apparition de Kevin Barnes...) 


61 - The Growlers - Chinese Fountain
  Agréable disque de rock indé qui tente des choses (disco...), très recommandable.


62 - The Vaselines - V For Vaselines
  Pop punk survitaminée qui emporte totalement mon adhésion.


63 - Marc Almond - The Dancing Marquis
  Le génial leader de Soft Cell est de retour avec un magnifique album tout en cordes de musical avec quelques réminiscences de son ancien groupe.


64 - Baxter Dury - It's A Pleasure
  A mieux fait dans le passé, c'est ce qu'on se dit en premier temps, mais reste un talent indéniable.


65 - Jesse Boykins III - Love Apparatus
  House + rnb = bonheur, c'est la leçon de ce disque.


66 - Kasabian - 48:13
  Un peu indigeste au début, cet album se révèle très bien foutu par la suite.


67 - Jack White - Lazaretto
  Un retour en forme, bien plus inspiré que son précédent solo.


68 - Philippe Katerine - Magnum
  J'ai cru le perdre et non, encore une fois je suis tombé dans le panneau à 200%. Cet album kitsch à souhaits est son meilleur depuis 8e ciel.


69 - Mr Flash - Sonic Crusader
  Gros bangers électro hiphop sans trop de finesses mais très efficaces.


70 - Iggy Azalea - The New Classic
  Haha, et le meilleur pour la fin si j'ose dire. Mon gros plaisir coupable de l'année.


LES OUTSIDERS :
  Tous les disques qui pour une raison ou une autre ont fait en partie mon année 2014 mais n'ont pas pu être classés (manque d'écoutes, statut particulier de musique de film,...)


Jersey Boys OST
  Comment dire... A la suite de ce film, le groupe que j'ai le plus écouté cette année est logiquement les Four Seasons. Réorchestrations par Gaudio himself et interprétations très bonnes des acteurs du film, recommandé par votre serviteur !


Sudden Death Of Stars - All Unrevealed Parts Of The Unknown
 Excellent groupe de psyché rennais.


The Roots - ... And Then You Shoot Your Cousin
  Un peu moins bon que d'habitude mais quelques excellents morceaux toute de même.


Swans - To Be Kind
  Ah celui-là... Toujours pas assez écouté !


Allah-Las - Worship The Sun
  Ils me mettent dans une drôle de position. J'adore ce groupe ils ont des moments de génie, mais ils sont dans un créneau tellement vintage et se reposent parfois tellement sur leur formule que leur musique peut basculer de très bonne à très agréable en peu de temps (comprendre : musique d'ambiance...)


Florent Marchet - Bambi Galaxy
  Beaucoup aimé cet album cependant je l'ai énormément écouté sur une période courte et il m'a un peu lassé je dois dire.


Future Islands - Singles
  Parlons-en justement des Singles. Certains sont énormes, d'autres moins, il reste qu'on a là une jolie collection de morceaux de synthpop d'une très bonne facture.


The Brian Jonestown Massacre - Revelation
 Ah... Celui-là aussi il faut que je prenne le temps de le réécouter mais je l'ai adoré aux premières écoutes.


Tony Allen - Film Of Life
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


Cascadeur - Ghost Surfer
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


The Fresh & Onlys - House Of Spirits
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.

 

Warpaint - Warpaint
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


Asher Roth -Retrohash
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


Interpol - El Pintor
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


The Wu-Tang Clan - A Better Tomorrow
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


Beck - Morning Phase
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


Eels - The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


The Notwist - Close To The Glass
  Même chose : beaucoup aimé ce disque, pas pris le temps de l'écouter assez.


Rhyton -Kykeon
  Prog marié avec de l'électro du folk rock et de la musique traditionnelle grecque... Un mélange vraiment excellentissime que je vous recommande très vivement !


 
  Merci pour votre passage ici, pour votre lecture et vos commentaires éventuels. J'espère que cette liste vous aura donné des idées, n'hésitez pas à faire un retour dessus en commentaire ou à proposer vos albums chouchous qui ne seraient pas dans la liste.

Alex