mardi 26 avril 2016

The Arctic Monkeys - Reckless Serenade (Chanson, 2011)


  Puisque j'ai des réfractaires à Alex Turner chez nos lecteurs et amis blogueurs, ainsi que dans nos propres rangs (oui je te parle Etienne), je me dois de dégainer ma chanson préférée des Arctic Monkeys, cette "Reckless Serenade" magnifique. Cela s'adresse aussi à tous ceux qui ne connaissent pas ou peu les Monkeys, voudraient les découvrir ou ne les apprécient pas totalement, bien sûr.

  Et si vous commencez à être cueillis après cette première perle, écoutez donc sa petite soeur. Après la sérénade, la valse de "Piledriver Waltz", faite du même bois et issue du même magnifique album de 2011 Suck It And See (leur meilleur pour le moment). Enjoy :



Alors, conquis ?
Alexandre


dimanche 24 avril 2016

James Blake - Timeless (Single, 2016)



  Fascinant nouveau single de l'anglais, ce "Timeless" marie une fois de plus le chaud de la soul moite et du Rnb version sombre, avec le froid glacial d'une électronique au groove implacable mais faillible. Je suis bluffé.

Alexandre

vendredi 22 avril 2016

Prince....

  
  Bon, c'est pas mon année. Après Bowie, Prince... Malheureusement. Lui qui était en si bonne forme artistique n'était finalement pas increvable. 

  Ce qui me chagrine le plus c'est que beaucoup minimisent son oeuvre. Ne le comprennent pas. Pour beaucoup, Prince c'est entre 3 et 10 tubes, point. Pour les vieux puristes rock, seule la période circa Purple Rain compte. Grossière erreur. Peut-être est-ce par sa musique, complexe et se nourrissant d'influences variées indigestibles par les étroits d'esprit, peut-être est-ce à cause des nombreuses barrières transgressées et éclatées, qu'elles soient raciales, sexuelles.... Il était le soufre, il était le poil à gratter, l'imprévisible, l'étincelle de créativité. Il est aussi grand, aussi important que les Beatles, Kraftwerk, Suicide, James Brown, Miles Davis, Duke Ellington, Bowie, Eno... Il fait partie de ceux-là. Bien plus indispensable que Jackson.

  Je ne connais pas un seul mauvais album de Prince. Et j'en possède une bonne trentaine. Et j'irai même plus loin, je ne connais pas un album de Prince sans proposition artistique intéressante. Bien sûr, ils ne se valent pas tous, mais tous apportent quelque chose. 

  Finalement, je pense que les plus dignes héritiers de Prince, et ceux qui ont le mieux compris son oeuvre et mesuré son importance, ce sont ces gars qui dans la pop comme Of Montreal, ou dans le hiphop ou le rnb le plus créatif, ont l'esprit aussi ouvert aux synthèses et aux expériences tout en gardant à la fois une certaine profondeur et un fun indéniable. D'ailleurs c'est son sens de la synthèse qui fait sa force incroyable et lui octroie son influence majeure (il est sans doute celui qui inspire le plus, tous genres confondus... La moitié du hiphop, du rnb et de la pop lui doit quasiment tout, le funk, l'électronique, le rock, le jazz et la soul ne sont pas en reste...). C'est ce qui causera l'incompréhension chez les autres aux idées trop petites pour pouvoir appréhender son génie. 

  Il est un des derniers, sinon le dernier grand rénovateur du funk. J'irai même jusqu'à dire, qu'il est sûrement un des derniers rénovateurs du jazz. En effet, sa musique, qu'il fasse du funk, de la pop ou tout autre genre, est fondamentalement jazz. Il y a une qualité et un feeling dans sa musique, que ce soit par le jeu, la composition, le chant, les arrangements, qui n'a d'égal que dans le jazz. Si Miles était Picasso, Prince est assurément est au jazz ce que Basquiat est à l'art visuel. Un ultime coup de génie alors que tout semblait déjà tenté. Un spectaculaire bouquet final du jazz, de la pop, du funk, du rock... Il reste des terrains à défricher en musique, c'est certain, il existe quantité d'excellents artistes qui font avancer la Musique en général, et il y en aura toujours. Mais le dernier en date à avoir défriché autant de terrain à lui tout seul, c'est bien Prince.

  N'en déplaise aux vieux grincheux du rock qui croient que la Terre s'est arrêtée de tourner en 78, les boîtes à rythme de Prince ont souvent plus de finesse que les batteurs de leurs groupes favoris... Et je dis ça en étant très très amateur de rock... 

  Prince est beaucoup pour moi, depuis de nombreuses années. Il va me manquer, terriblement. Comme Lou, comme David. 

alexandre

dimanche 17 avril 2016

Les Dossiers de la Pop #2 : L'Electro-Country

The Daft Hillbillies


I - INTRODUCTION
  
  Aujourd'hui nous allons parler électro-country. Alors je vous préviens tout de suite, ce 2e numéro des Dossiers de la Pop était destiné au 1er avril, ce n'est pas un sujet très sérieux (vous pouvez le voir aux petits montages illustrant l'article...).

 Comme nous allons le voir, au fil du temps la country et les musiques électroniques, pourtant cataloguées comme des musiques respectivement conservatrice et exploratrice, se sont acoquinées, souvent pour le pire, et parfois pour le meilleur. 

  Il est difficile parfois pour nous autres européens de goûter la country, mais quand c'est bien fait, qu'est-ce que c'est bon... Cependant, n'est pas Hank Williams qui veut, et rien que le fait de penser qu'une certaine country FM ainsi qu'une pop électronique tout aussi putassière et aimées des masses puissent s'accoupler peut vous donner une otite. 

  Et on peut même dire que ça a pris de l'ampleur ces dernières années, on n'est plus uniquement sur quelques cas anecdotiques. Et même si le genre "électro-country" à proprement parler n'existe pas réellement, il y a quand même des pionniers, une histoire, des influences, des évolutions et des développements récents, et c'est ce que nous allons voir.



Hank Williams + Kraftwerk =
Hank Willwerk 




II - LA STEEL GUITAR (début des années 60)

  On pourrait trouver les origines du mélange country / électronique dans l'invention de la steel guitar, qui coïncide avec l'électrification (partielle) du genre. Du fait de l'origine très populaire de la country, il existe toujours une frange du public considérant tout changement ou toute évolution du genre comme une mauvaise chose, une dénaturation de l'essence de la country. Un des changements majeurs de son dans le genre réside dans son électrification, et plus particulièrement dans l'invention de la steel guitar

  La steel guitar a été inventée dans les années 1930 à Hawaï, elle se joue posée à l'horizontale sur les genoux ou sur un socle, et permet de jouer des sons assez variés. A l'époque, certains considéraient, un peu comme les synthétiseurs plus tard, que l'instrument était non naturel et à bannir du genre. C'est précisément ce son extraterrestre qui fut utilisé à bon escient par des maîtres du genre comme Santo & Johnny ou Alvino Rey que vous pouvez écouter en cliquant sur les liens ci-dessous. Avant Hendrix et les pédales d'effet pour guitare électrique, ils expérimentaient déjà avec les sons électriques pour créer quelque chose de novateur et de singulier (certains de ces sons ressemblent à des synthés avant l'heure). 

Santo & Johnny - Sonambulo (1960)

Alvino Rey - Tiger Rag (1961)



A gauche : Alvino Rey, à droite : Santo & Johnny (et leurs steel guitars)


  Se développera aussi par la suite la mode des talking steel guitars, grâce à une talk box, un chant peut être modifié par le jeu de la steel guitar pour modifier le son de la voix. Un des pionniers du genre est Pete Drake dont nous avons déjà parlé sur le blog ici. Je vous laisse écouter un morceau pour vous faire une idée, là aussi un son électronique est inclus à un morceau country/variété de l'époque :

Pete Drake - Satisfied Mind (1965)

Pete Drake & His Talking Steel Guitar

  Avec le temps, la steel guitar a complètement été incorporée à la country et fait désormais partie de son ADN. En revanche, les effets sur les voix ont été délaissés pendant quelques temps, mais nous y reviendrons (vous pouvez aussi lire notre précédent article sur l'Autotune ici, les différentes modifications vocales y sont évoquées).



Johnny Cash + Giorgio Moroder
= Giorgio Cash




III - PROTO ELECTRONIQUE & PSYCHEDELISME (1960's-1970's)

  Dans les années 60, ça bouge aussi du côté de producteurs fous comme Joe Meek qui inventent un son entre pop, rock, surf et électronique, avec des tubes comme le fameux "Telstar" des Tornados produit par Meek.

The Tornados - Telstar (1962)

Joe Meek, au centre, donne ses instruction aux Tornados

  Un peu plus tard dans les sixties, le folk, la country et ces sons proto-électroniques sont des influences importantes pour beaucoup de groupes psyché. Notamment des pionniers de l'électronique, les Silver Apples, qui ont joué un peu avec la country sur leurs deux premiers albums comme vous pouvez l'entendre ici :

Silver Apples - Ruby (1968)

 The Silver Apples

  Les expérimentations entre électronique et country se poursuivront dans les sixties et les seventies, de manière toutefois assez anecdotiques.




IV - COUNTRY SYNTHETIQUE (1980's)

  Dans les eighties, Neil Young réalisera une fusion inattendue de ses influences folk et country avec l'électronique de Kraftwerk notamment, sur son très sous-estimé album Trans de 1982. On notera l'emploi d'une talk box rappelant autant les vocoders des allemands que la talking steel guitar country des années 60. Si vous voulez en savoir plus sur cet excellentissime album, lisez notre chronique ici, et écoutez ce titre ci-dessous pour voir de quoi je parle :

Neil Young - Transformer Man (Live, 1983)

Neil Young, avec sa talk box durant la tournée de 1982-1983 Trans Live

  Dans les charts, la pop mainstream synthétique s'acoquine parfois avec des éléments country, comme dans ces deux chansons, dont une de Culture Club que j'ai découverte récemment et qui est vraiment excellente, et une autre sympathique sans plus, un peu soupe même, de Paul Young avec son banjo :

Culture Club - Karma Chameleon (1983)

Paul Young - Everytime You Go Away (1986)

Boy George de Culture Club




V - COUNTRY & EURODANCE (années 1990-2000)

  Alors c'est là que ça commence à réellement piquer, accrochez vous. Nous sommes dans les années 90-2000, l'eurodance, ce genre d'électronique régressif et sans aucune limite de mauvais goût, pioche à tout va dans tous les styles. Dont la country. Pour donner des tubes que vous devez vous coltiner à chaque fête dans la salle communale comme cet horrible "Cotton Eye Joe" des néerlandais de Rednex qui pourtant vous fait sauter partout après un repas bien arrosé :

Rednex - Cotton Eye Joe (1994)

  Et ben ça a lancé une mode, la preuve avec cet autre morceau :

Hermes House Band - Country Roads (2001)

  Et le pire c'est que les (mauvais) chanteurs de country comme Kid Rock sont maso, ils en redemandent et piquent l'idée d'utiliser le son robotique de l'autotune massivement utilisée dans l'eurodance (coucou Cher, coucou Blue), dans sa country : 

Kid Rock - Only God Knows (1998)

  Je vous avais dit, c'est pas joli joli, heureusement la suite est meilleure.








VI - COUNTRY & ELECTRO-POP (années 2000-2010)

  Là on va entrer dans du plus contemporain et du meilleur que les bouses eurodance précedentes. En effet, la pop indé chercheuse et ludique a souvent eu comme terrain de jeu l'électronique, et parfois aussi la country, pour des croisements réjouissants. Comme ce merveilleux morceau issu de la BO de Steak de Quentin Dupieux, aussi bonne, incomprise et sous-estimée que le film lui-même. Comme le film se passe aux US dans le futur, logiquement y'a de l'électro-country divinement mise en son par Tellier, Mr Oizo, et SebastiAn.

Sébastien Tellier, Mr Oizo, SebastiAn - Hashis Vers (2007)

L'excellente BO de Steak

  Un instrumental aux effluves discrètes de country est aussi sorti chez les synth-poppeux d'Empire Of The Sun.
Empire Of The Sun - Country (2009)

  Sufjan Stevens est le prince de la folk moderne, mais aussi un artiste pop à l'aise avec l'électronique, et c'est tout naturellement qu'il fait cohabiter banjo avec rythmes programmés et synthés sur des albums comme The Age Of Adz de 2011 ou sur d'autres morceaux.

Sufjan Stevens - Christmas Unicorn (2012)

  Les Ratatat ont sorti un album l'an dernier où la steel guitar était souvent à l'honneur, ils ont été très influencés par certains des pionniers dont nous avons parlé auparavant, et ça s'entend :

Ratatat - Supreme (2015)

  Et là encore, la country renvoie l’ascenseur comme dans l'album Countach, sorti cette année par Shooter Jennings, chanteur de country et fils d'une légende du genre, qui est en fait un album hommage de reprises de titres de Giorgio Moroder entre country et électronique : 

Shooter Jennings - I'm Left, You're Right, She's Gone (2016)

Sufjan Stevens et son banjo






VII - COUNTRY & EDM (années 2000 & 2010)

  Avec l'avènement de l'EDM (pour electronic dance music ou electro de merde, au choix) aux USA (merci Guetta & co...), une collision avec LE genre de musique typiquement américaine et très populaire, la country, était inévitable. 

  Ca a commencé timidement en terrain country/pop avec des petits arrangements électroniques histoire de rendre le tout encore plus beauf et luisant de graisse de barbec' :

Laura Bell Bundy - 2Step (2013)

  Et puis toujours chez une country-poppeuse, on est passés définitivement du côté obscur avec ce drop pseudo-dubstep dans cette chanson aussi inoffensive qu'irritante et collante de l'idole des petites filles Taylor Swift :

Taylor Swift - I Knew You Were Trouble (2012)

  Et là c'est le drame, l'horripilant Avicii qui pourrit les bandes FM de son EDM criarde se prend pour un génie en faisant tout un album de country-EDM qui en plus marchera bien (les gens sont maso...), vérifiez par vous même, c'est la parfaite somme des clichés beauf des deux genres qui montre une parfaite méconnaissance de la culture musicale électronique ET country, à ce stade c'est presque un exploit tant de médiocrité au service d'un son designé pour vendre des bagnoles :

Avicii - Hey Brother (2013)

Avicii : Et encore c'est pas le pire en EDM (et c'est ptet ça le plus triste)

  Autre exemple, mais cette fois-ci un peu plus hiphop (encore que Pitbull ne fait à bien y réfléchir pas vraiment du hiphop mais de la bonne grosse soupe bien dégueu), mais mariant toujours boumboum et pseudo-country :

Pitbull / Ke$ha - Timber (2013)

  Alors puisque vous avez été sage et que vous avez été jusqu'au bout je vous donne quelques autres HORRIBLES exemples d'électro(EDM)-country récents, avec des petits bouts de mauvaise foi en commentaires, pour vous montrer que quand même il se passe un truc (malheureusement). 

  Ben oui, les gars sont pas idiots, ils ont bien vu que l'EDM avec deux accords en boucle de petites guitares folk ça cartonnait (coucou remixes de Lily Wood & The Prick, Asaf Avidan, etc...), du coup pourquoi pas la country ? En plus c'est une musique perçue comme roots, authentique, de quoi donner éventuellement donner une âme à leur musique prémâchée ! Donc allons-y gaiement. 

  Et on se retrouve avec toute une palanquée de rejetons de "Cotton Eye Joe", alors qu'on aurait préféré plus de "Telstar", "Ruby", ou "Hashis Verts". Tant pis pour nous.

Gazzo / Chase Rice - Sun Turns Cold (2015)
(le soleil préfère apparemment imploser sur lui-même que d'entendre la chanson)

Owl City / Jake Owens - Back Home (2015)
(Back Home... Éventuellement restez-y peinards les gars, ne revenez plus)

Stresso - Dreamer (2015)   
("Dreamer"...peut-être qu'il rêve de composer une belle chanson)

Audien / Lady Antebellum - Something Better (2015)   
(chanson qui porte très très mal son nom)




VIII - CONCLUSION

  Pour conclure, comme nous l'avons vu l'électro-country c'est parfois des petits miracles réalisés par des gens très doués, souvent très moche et bas du front. Malheureusement pour nous le boom de ces dernières années est plutôt dans le mauvais sens.
  La friction de ces deux musiques est en tous cas très intéressante, elle révèle bien des fractures de la société occidentale et en particulier américaine, entre progressisme et conservatisme, et on peut espérer que si des ponts sont possibles entre ces musiques (bon ok les 3/4 c'est de la musique commerciale dégueu, mais il reste de bonnes choses quand même), les mentalités et les points de vue des gens ne sont pas si stéréotypés et sclérosés qu'on le pense (instant émotion).

  Merci pour votre lecture et votre soutien notamment lors du précédent numéro des Dossiers de la Pop. J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à commenter et à partager votre ressenti ou d'autres expériences électro-country. 

A bientôt !  




Alexandre


Sommaire : Les Dossiers de la Pop


#1 : L'Autotune










samedi 16 avril 2016

Niki & The Dove - Play It On My Radio (Single, 2016)


  Comme le nom du groupe l'indique (cf "When Doves Cry"), ce groupe suédois est très fan de Prince. Et ça s'entend sur tout leur très bon dernier album, dont est extrait ce single très eighties  et synthétique, qui rappelle le dernier Blood Orange en termes de production. Très bon vous verrez !

  Et si vous avez aimé, un morceau encore plus Prince où il est même question de "Thieves In The Temple"...




Alexandre


vendredi 8 avril 2016

The Last Shadow Puppets - Everything You've Come To Expect (Single, 2016)


  D'après ce que j'ai lu, beaucoup de critiques sont passés à côté du deuxième Last Shadow Puppets. Ils ont tort. Enfin, ce n'est pas de leur faute, ils n'ont que peu de temps avant d'émettre un avis, et sûrement trop peu d'écoutes à leur actif. Car ce disque est à l'image de ce morceau : pas une fille facile, qui révèle ses charmes instantanément, mais une élégante, pas tape-à-l'oeil, qui nous donne envie de les découvrir au fur et à mesure des années et du temps passé avec elle. 

  Ce morceau, entre Beach Boys, voix filtrées à la 10cc, production spectorienne, pop indé moderne (Christopher Owens, Tobias Jesso Jr, Jacco Gardner...), un soupçon de psychédélisme, des cordes très cinématographiques (merci Owen Pallett), qui rendent aussi très variété sixties classe (éternel Scott Walker).

  Mais pas écrasé sous ces références, le duo nous offre une chanson très personnelle grâce notamment au style d'écriture très personnel et à la voix de Turner, et plus particulièrement à son articulation très travaillée et personnelle. Ecoutez l'album, vous en aurez pour votre temps d'écoute, c'est moi qui vous le dis. Et tant pis pour les critiques pressés.

Bonne écoute !

Alexandre